Une bonne hygiène intime passe par une toilette quotidienne et une connaissance des bons gestes pour protéger l’équilibre de sa flore vaginale. Cette dernière abrite plusieurs types de bactéries, bonnes et mauvaises, qui vivent en harmonie. Elle est très fragile et de ce fait, elle doit être protégée. Comment s’assurer une bonne hygiène intime ? Voici le point sur les meilleures façons de prendre soin de son vagin !

Opter pour des produits d’hygiène féminine bio et à pH physiologique

La zone intime est l’une des parties plus sensibles du corps humain. Elle mérite alors une attention toute particulière, car une mauvaise hygiène ainsi que l’utilisation de produits non adaptés peuvent entraîner des irritations et des infections au niveau de la flore vaginale. Il est donc préférable de privilégier les produits d’hygiène féminine de qualité.

Il s’agit entre autres :

  • des lingettes biologiques ;
  • des coupes menstruelles ;
  • des tampons écologiques ;
  • des gels intimes biologiques ;
  • des serviettes ou des protections hygiéniques écologiques.

Cette gamme complète de produits d’hygiène bio prendra soin de votre zone intime en douceur.

Les marques mettant en avant le pH physiologique font référence au pH vaginal, qui est très acide.

Toutefois, on ne lave jamais l’intérieur du vagin avec un produit d’hygiène. La toilette se fait exclusivement à l’extérieur. Le pH de la partie à laver va de 4,5 à l’entrée du vagin, jusqu’à 7-8 sur la peau avoisinante. Alors, il n’y a pas un seul bon pH, mais plusieurs pH physiologiques de cette zone.

Hygiène intime : les gestes à pratiquer

Il existe une multitude de gestes à suivre pour préserver la flore vaginale. Voici quelques recommandations pour conserver une hygiène intime impeccable.

Les règles, un cas particulier de l’hygiène intime

Durant cette période courte qui ne dure généralement pas plus d’une semaine, vous devez vous laver matin et soir, voire plus si le flux est important. Utilisez des lingettes spécialement conçues pour l’hygiène intime. Veillez cependant à faire usage de produits très hydratants, car la vulve est très sèche à ces moments précis. Ceci, à cause d’une importante chute des hormones et du port prolongé de protections hygiéniques.

Adopter une hygiène intime contre la mycose et la sécheresse vaginale

La mycose est une infection vulvaire et vaginale. Il est donc préférable d’opter pour des produits légèrement alcalins. Ces derniers doivent créer une atmosphère moins propice à l’installation de l’infection et limiter le risque de récidive.

Pour pallier une sécheresse vulvo-vaginale, utilisez des produits enrichis en actifs naturels et hydratants. Autrement dit, produits à base d’acide hyaluronique. Ils auront pour but de calmer les sensations d’inconfort et de limiter les douleurs lors des rapports sexuels. En cas d’irritations, un actif d’origine végétale peut aussi soulager.

Faire une toilette intime avant/après les rapports sexuels

Il n’est pas nécessaire de se « récurer » avant chaque rapport sexuel. Une hygiène minimale est tout de même à respecter de la part des partenaires. Il est conseillé aux femmes victimes de cystites et autres infections urinaires à répétition, d’uriner avant et après chaque relation sexuelle avec pénétration vaginale. Ceci, pour chasser d’éventuels microbes. Pour les autres, nul besoin de se précipiter sous la douche à la fin d’un rapport.

Hygiène intime : les gestes à totalement éviter

L’équilibre de la flore vaginale est très fragile et nécessite une protection absolue. Pour la conserver, voici quelques gestes à éviter.

Éviter de porter des vêtements humides et trop serrés

Il n’est pas sans savoir que l’humidité favorise la prolifération de bactéries.

À la piscine ou à la plage, les femmes souffrantes de mycoses récidivantes doivent éviter de garder un maillot de bain mouillé lorsqu’elles sortent de l’eau. Les champignons responsables de la mycose, et qui sont déjà présents naturellement dans le vagin ont, en effet, tendance à se développer et à se multiplier dans les milieux chauds et humides.

Garder un maillot mouillé et s’exposer au soleil, c’est leur permettre de s’installer. Optez donc pour un maillot de bain sec, le temps de bronzer. Évitez aussi les habits serrés. Ils facilitent le développement de bactéries à force de frottement et par manque d’aération.

Éviter l’utilisation de gant, de citron, de vinaigre et d’huiles essentielles

Le gant est un réel nid à microbes. Surtout, ne procédez jamais à une toilette interne de type douche vaginale. L’intérieur du vagin bénéficie déjà d’un système de nettoyage automatique et en lavant l’intérieur, on ne fait que perturber ses défenses naturelles.

Même procès pour le vinaigre, pour le citron et pour les huiles essentielles utilisées par certaines femmes pour « acidifier » le vagin.

Ces ingrédients ne font rien d’autre qu’abîmer la flore vaginale. Ils risquent même de provoquer des allergies. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre gynécologue pour éviter les désagréments liés au déséquilibre de la flore vaginale.

Éviter les antiseptiques et autres pratiques néfastes pour la flore vaginale

Les antiseptiques risquent d’entraîner un déséquilibre de la flore s’ils sont utilisés quotidiennement. Ce type de produit est uniquement dédié à un usage médical, après une intervention chirurgicale par exemple.

Évitez aussi les toilettes intimes trop répétées. Une bonne hygiène intime ne signifie pas forcément un excès d’hygiène. Deux toilettes par jour matin et soir sont suffisantes. Vous éviterez ainsi les odeurs déplaisantes.

Les déodorants et les savons parfumés qui peuvent provoquer des démangeaisons et des irritations sont à éviter.

La douche vaginale, quant à elle, peut s’avérer trop agressive pour la flore vaginale et favoriser le développement de bactéries. Le vagin se charge lui-même de sa toilette grâce à sa capacité autonettoyante.