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le GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
19 mars 2023

Comprendre le GIEC : Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Le GIEC, ou Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, est une organisation internationale qui vise à évaluer les informations scientifiques, techniques et socio-économiques concernant le changement climatique. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir les enjeux et le fonctionnement de cette institution clé dans la compréhension et la lutte contre les bouleversements environnementaux actuels.

Qu’est-ce que le GIEC ?

Fondé en 1988 par deux organismes onusiens – l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) –, le GIEC a pour mission principale de fournir aux décideurs politiques des évaluations régulières et objectives sur l’état des connaissances scientifiques relatives au changement climatique, à ses impacts et aux possibilités d’adaptation et d’atténuation des effets néfastes du réchauffement planétaire.

« L’objectif du GIEC est d’offrir une base scientifique solide et actualisée pour guider les actions nationales et internationales »

Cet organisme ne réalise pas lui-même de recherches, mais se base sur les travaux menés par des milliers de scientifiques à travers le monde afin d’analyser et synthétiser les données existantes. En ce sens, le GIEC peut être considéré comme un organe unique et incontournable dans la gouvernance mondiale du climat.

Comment fonctionne le GIEC ?

Structure et organisation

Le GIEC est organisé en trois groupes de travail :

  • Groupe I : Il s’intéresse aux aspects physiques du système climatique et à l’évolution du climat, notamment grâce à la modélisation du climat et aux observations réalisées par les satellites et les stations météorologiques terrestres.
  • Groupe II : Ce groupe évalue les conséquences des changements climatiques sur les écosystèmes, les ressources naturelles, les activités humaines et les sociétés, ainsi que les différentes options d’adaptation possibles.
  • Groupe III : Il explore les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les coûts associés à ces méthodes et les politiques qui peuvent être mises en place pour favoriser une transition vers une économie bas-carbone.

En outre, le GIEC dispose également d’un groupe chargé des inventaires nationaux de gaz à effet de serre, qui élabore des méthodologies permettant aux pays membres de quantifier leurs émissions et de suivre leur progression dans le temps.

Méthodologie et processus d’évaluation

Les rapports du GIEC sont élaborés selon un processus rigoureux et transparent, impliquant des centaines d’experts du monde entier. Ces derniers sont sélectionnés sur la base de leur expertise et de leur expérience dans les domaines concernés, en veillant à assurer une représentation géographique équilibrée.

Le processus d’évaluation se déroule en plusieurs étapes :

  1. Identification des thèmes à aborder et élaboration d’un plan de travail par les groupes de travail correspondants.
  2. Réalisation d’une revue exhaustive de la littérature scientifique et technique disponible, incluant aussi bien les articles publiés dans les revues à comité de lecture que les rapports gouvernementaux et les publications des organisations non gouvernementales.
  3. Rédaction d’un brouillon de rapport soumis à une première série de commentaires par des experts externes.
  4. Intégration des commentaires et rédaction d’une nouvelle version du rapport, soumise à une seconde série de commentaires, cette fois-ci par les gouvernements et les observateurs accrédités auprès du GIEC.
  5. Finalisation du rapport, après prise en compte des remarques formulées lors des différentes phases de consultation, et approbation par consensus des résumés pour les décideurs lors d’une session plénière du GIEC.

Ce processus garantit la qualité et la crédibilité des rapports produits par le GIEC, qui reflètent ainsi l’état des connaissances scientifiques et techniques disponibles au moment de leur publication.

Les principales publications du GIEC

Depuis sa création, le GIEC a publié cinq rapports d’évaluation, dont le dernier en date remonte à 2014 et le sixième et prochain rapport sera publié demain, le lundi 20 mars 2023. Ces rapports constituent des références mondiales en matière de connaissance sur le changement climatique, et ont contribué à alerter l’opinion publique et les responsables politiques sur les risques liés au réchauffement global.

Parmi les conclusions marquantes de ces rapports, on peut notamment citer :

  • La confirmation du rôle dominant des activités humaines, et notamment des émissions de gaz à effet de serre, dans l’accélération du réchauffement climatique depuis le milieu du XXe siècle.
  • L’augmentation prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, tels que les sécheresses, les inondations ou les tempêtes, avec des conséquences potentiellement graves pour les populations et les écosystèmes.
  • La nécessité d’une action rapide et ambitieuse pour limiter le réchauffement global à moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, seuil au-delà duquel les impacts du changement climatique pourraient devenir irréversibles et incontrôlables.

En plus de ces rapports d’évaluation globaux, le GIEC produit également des rapports spéciaux et des documents techniques sur des sujets particuliers, tels que les océans, la cryosphère, les énergies renouvelables ou encore la capture et le stockage du carbone.

Le rôle du GIEC dans les négociations internationales sur le climat

Les travaux du GIEC jouent un rôle central dans les négociations internationales sur le climat, en fournissant aux gouvernements et aux autres parties prenantes des informations fiables et actualisées sur les enjeux climatiques.

Ainsi, le GIEC a été un acteur clé dans l’adoption de l’Accord de Paris en 2015, qui vise à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C tout en poursuivant les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C. Les rapports du GIEC ont également servi de base aux discussions lors des conférences annuelles des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), et ont contribué à orienter les politiques nationales et régionales en matière de climat.

En conclusion, le GIEC constitue une source d’expertise incontournable pour comprendre les mécanismes du changement climatique et identifier les solutions possibles pour y faire face. Ses rapports, fruits d’un travail collaboratif impliquant des milliers de scientifiques et d’experts, offrent une vision globale et cohérente des défis climatiques, et permettent de mieux appréhender les enjeux et les choix qui s’imposent aux sociétés pour construire un avenir plus durable et résilient face aux perturbations environnementales.

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